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Diogenes Jordaens

Si nous nous intéressons aux cultures antiques grecques et latines, ce n'est pas pour flatter la fierté des Kabyles et des Berbères en général pour leur dire qu'ils sont comparables à ces deux grandes civilisations. Il ne s'agit pas pour nous de dénombrer tous les génies que les Latins ou les Grecs doivent à la terre numide, Térence, Juba II, Apulée, Saint Augustin, Tertullien etc.Ils peuvent nous intéresser, mais pas en tant que Berbères, car on ne peut pas lire ces auteurs si on ne connait pas la culture latine.

A quoi servirait de traduire seul Apulée en berbère si on n'a pas d'abord permis à tous les Kabyles et les Berbères de comprendre dans quelle culture il baignait, latine et grecque? Il ne s'agit pas pour nous de porter ces noms comme des étendards et d'en être fiers parce qu'on serait aussi bien que les autres (c'est-à-dire les Occidentaux), aussi intelligents, aussi cultivés, aussi importants pour l'humanité. Apulée, certes se disait mi-numide, mi-gétule, mais il avait une culture romaine, a été professeur à Carthage de rhétorique, de philosophie, et son roman "L'âne d'or" est tout impregné de cette culture latine et grecque.

Et bien sûr, il faudra un jour le traduire en kabyle, en respectant sa spécificité: son caractère authentiquement latin! Il y a encore beaucoup de chemins à faire! Les slogans ne nous intéressent pas, la fierté d’être Kabyle n’est pas notre étendard. Traduire des textes latins et grecs en kabyle, voilà notre objectif, nos choix ne sont pas dictés pas une forme de militantisme, mais par nos goûts et notre émotion esthétique, philosophique devant un texte! Et il ne s'agit pas non plus de donner des leçons, mais de montrer la vivacité de cette littérature antique!

 

Si nous parlons de paganisme, et que nous regrettons de devoir étudier un seul mythe, le mythe d'Anzar, ce n'est pas pour faire du prosélytisme païen. 

Parler du paganisme antique et le relier par comparatisme aux vestiges de paganisme kabyle, c’est une manière pour nous de remettre la chose religieuse dans une perspective historique et relativiste. Il ne s’agit pas pour nous de pousser les Kabyles à fonder des temples à Jupiter ou à Anzar (sauf s’ils le veulent vraiment!). 

Les mythes grecs, latins ou kabyles ne sont pas moins vrais que les mythes chrétiens ou musulmans, que l’on présente comme des dogmes. Le polythéisme est la forme la plus naturelle de la religiosité, tant et si bien que même les grands monothéismes ne peuvent pas ne pas tolérer dans la pratique quotidienne des croyants une forme de syncrétisme dont les racines sont très largement païennes. (Voir l’article de Detienne dans le Monde Diplomatique)

Si nous mettons en avant les mythes grecs et latins, ce n’est pas pour dire qu’il nous faut redevenir grecs et latins. Ce serait un peu saugrenu, vous le concèderez, de se promener en tunique courte ou en toge dans un village kabyle!

Non. Notre objectif est simple: la culture occidentale revendique l’héritage gréco-latin, nous y avons aussi droit. C’est un choix, volontaire, assumé et culturel. «La culture ne s’hérite pas, elle se conquiert» disait Malraux. Rien n’est acquis de fait, la culture kabyle est à inventer chaque jour, c’est ce que nous nous efforçons de faire. 

Notre optique est culturelle, au sens noble du terme. Mais pas au sens muséographique, d’une vie à demi-morte comme l’entendent certains. « Chaque littérature finit par s’ennuyer en elle-même, si elle n’est pas régénérée par une participation étrangère » disait Goethe. L’Antiquité, et l’intérêt pour les textes et l’art antiques, sont, nous en sommes convaincus, ce qui permettra de revivifier une culture qui se meurt, faute de nouveautés. 

A force de tourner autour des mêmes piliers, de nous créer une hypostase de l’être Kabyle, nous oublions même de nous poser la question: qu’est-ce qu’être Kabyle aujourd’hui? Peut-on être kabyle comme Si Mohand, ou Ccix Mohand?  Qu’est-ce que la culture kabyle? Se limiterait-elle simplement à la chanson, aux contes de nos grands-mères, à la robe kabyle que portent nos jeunes filles lors des mariages? A des livres publiés chaque jour mais que personne ne lit? A cette langue, de moins en moins pratiquée chaque jour? A cette autre langue que l’on veut appeler Tamazight et qui n’est rien d’autre qu’un calque sur la langue française ou arabe? Qu’est-ce qui pourrait faire que la culture kabyle soit visible aujourd’hui? Peut-on vraiment être fier d’une culture si on ne la nourrit pas, si elle ne nous nourrit pas? 

«La culture ne s’hérite pas, elle se conquiert» avec effort, patience, persévérance, passion et audace !!!

Nous appartenons à la Méditerranée en tant que Kabyles et Berbères, nous sommes les descendants de ces Libyens, Numides, Gétules et Maures qui ont côtoyé Grecs et Romains sur la terre d'Afrique, comme les Français se disent descendants des Gaulois. 

Certains Kabyles se plaisent à égrener dans une sorte de doxa militante, parmi les envahisseurs des Berbères, les Phéniciens, les Romains, les Grecs, les Vandales, les Arabes, les Turcs et les Français, et se placent ainsi comme les résistants que les Berbères auraient toujours été à toutes formes de soumission. Il est temps de dire qu’il ne s’agit là que d’une historiographie mythique et quelque peu simpliste. 

Nous refusons de placer les Romains, les Grecs parmi les colonisateurs de l'Afrique, d'abord par honnêteté intellectuelle: la colonisation romaine n'est absolument pas comparable à la colonisation des empires modernes. Sinon comment les historiens français pourraient-ils parler de civilisation gallo-romaine. Il serait temps pour nous aussi de parler de civilisation libyco-romaine. 

Il s'agissait de conquêtes territoriales, d'allégeance politique, la politique culturelle et linguistique était l'affaire des populations "soumises" à Rome. Si les Romains ont imposé la langue latine comme langue de l’administration, ils n’ont jamais empêché les populations de parler leur propre langue. 

Certes il y eut un impérialisme romain ou athénien, mais il ne fut pas accompagné comme d’aucuns le prétendent de massacre de masses des populations soumises. Il s’agissait de guerre de conquêtes de territoires. Pendant la période de la République, la majorité des territoires «soumis» était laissée sous la direction des «rois amis et alliés de Rome», ce que fut Massinissa, ou son fils Micipsa. 

Si Rome mit le pied sur la terre d’Afrique après la mort de Micipsa, et qu’elle agrandit le territoire pris à Carthage, l’Africa, c’est à cause de la guerre que déclencha Jugurtha en faisant égorger des commerçants italiens établis à Cirta. De même, si le territoire de la Numidie fut réduit un peu plus tard, à portions congrues au profit de l’Africa nova, c’est à cause du choix que fit Juba Ier de soutenir Pompée contre César dans la guerre civile qui les opposa. Nous savons bien que tout ceci ne plaira pas à certains qui voient dans Jugurtha le parangon de la liberté berbère, mais n’oublions pas que ce mythe de Jugurtha indépendantiste est très récent, lié à Rimbaud, et surtout à Jean Amrouche et à la guerre de Libération Nationale qui voulait trouver son Vercingétorix africain. Ce ne sont là que des «mythidéologies» qu’il s’agit d’interroger avec un regard objectif.

De plus, si vous avez déjà vu la Vie de Brian des Monthy Pythons, vous concèderez qu’il serait ridicule de dire que les Romains n’ont rien apporté à la terre d’Afrique: des routes, des villes, des aqueducs, des techniques d’agriculture etc. Tertullien, berbère d’Afrique, le disait avec ses propres mots: "Sous nos yeux, le monde est chaque jour plus cultivé, mieux pourvu qu'autrefois. Désormais tout est accessible, tout est connu, tout est ouvert au commerce; les domaines les plus agréables ont fait oublier des déserts autrefois fameux, les champs ont dompté les forêts, les troupeaux ont mis en fuite les bêtes sauvages; les sables sont ensemencés, les pierres sont fertiles. Les marais sont assainis; il y a plus de villes qu'autrefois de cabanes. Les îles n'effraient plus, les rochers ne font plus peur: partout des maisons, partout du monde, partout un Etat, partout la vie" Un texte qui pourrait valoir argument d’autorité. 

Mais il ne s’agit pas seulement de justifier par l’histoire notre intérêt pour les cultures grecques et latines.

Toute la littérature occidentale s’est nourrie, à l’instar des textes bibliques, de ce fonds commun, pourquoi nous en priver? L’étude des textes et des langues anciennes étaient jadis appelée «Humanités» en France, car elle permettait aux jeunes gens de vivre, de penser des éléments qui touchent toute l’humanité: les héros d’Homère ne sont pas moins parlants pour un Français d’aujourd’hui que pour un Kabyle. Nous pourrions même avoir cette supériorité sur le Français que le monde d’Homère n’est pas si loin de nous, car nous pourrions encore voir dans la nature kabyle, la nature chantée par Homère, par Hésiode, par Virgile. L’olivier, le figuier, les collines, la lumière, le bruit des cigales, tout cela si l’on y prêtait attention pourrait faire résonner en nous des textes grecs et latins. Mais encore faut-il les connaître! Et c’est la tâche que nous nous sommes donnée.

Travail d’Hercule ou Rocher de Sisyphe? il ne tient qu’à vous de nous le dire!

Car nous n’avons aucune certitude, nous avons des opinions que nous cherchons à faire passer, ce qui ne veut pas dire que nous ayons raison. Le débat contradictoire était à l’origine de la démocratie grecque autant que de la philosophie. Si nous mettons en avant nos idées, c’est aussi pour qu’elles soient discutées, car il n’y a rien de pire que l’indifférence silencieuse et l’amère absence de discussion. Nous ne cherchons pas les éloges ni l’admiration, mais l’échange cum grano salis (avec le sel de la conversation).

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